Avant l’aurore

 

 

aube

 

La nuit chaude et moite de l’été se meurt une fois de plus dans l’aube du jour naissant.

Le ciel pur étoilé laisse place à une blancheur crémeuse.

Le dernier point stellaire se bat vainement contre les premières lueurs du grand astre.

Le chant des passeri accompagne ce moment éphémère dans une cacophonie joyeuse : la vie continue inexorablement.

 

Un air frais comme l’eau d’un ruisseau vient caresser mes bras et mes jambes nues.

Les fleurs ne sont pas alourdies par la rosée et semblent frétiller dans la brise qui les chatouille.

L’odeur d’herbe sèche cache quelques effluves de fleurs sauvages

Que l’on devine à peine à peine juste en fermant les yeux.

 

Dans l’arbre près de moi, un geai s’évertue à me crier que ce jour sera beau.

Il a compris que j’étais heureuse : j’écris à nouveau.

 

Le temps d’écrire ces quelques lignes et le ciel vire au rose et à l’azur.

Les avions dans le ciel sont des étoiles courantes aux traînées saumon.

Les oiseaux sont moins bavards, des pies chahutent.

Le petit mage de l’arbre m’a quitté sans que je ne m’en aperçoive.

 

L’aube n’est qu’un moment furtif qui fuit sans crier gare.

Un moment unique où le temps est suspendu.

Un interlude dans le grand spectacle de la vie.

The show must go on…

 

Dodo

(08/07/2015)

 

sources de l’image :

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