Nouveau chevalier

chevalier

 

J’ai vu des choses que vous ne pourriez imaginer,

Plus d’horreur que vous ne sauriez en supporter :

Du sang recouvrant les parvis déchiquetés,

Du sable empestant la mort, des mers souillées.

*

J’ai entendu les cris des familles déchirées,

Souffert les mains tendues des orphelins mutilés.

J’ai lu dans leurs yeux la misère et le désespoir

Et la peur de demeurer à jamais dans le noir.

*

J’ai un pied dans un monde qui me glace d’effroi,

Un pied dans un autre que je ne comprends pas.

Ma vie vacille entre lumière et obscurité

Et je ne sais plus où est la réalité.

*

Très loin de moi le patriotisme ou la gloire,

Et vous aurez peut-être du mal à me croire :

« je suis un rêveur ! »

Je rêve d’une vie meilleure pour mes enfants,

Un monde débarrassé de tous ses « Méchants ».

*

Voilà pourquoi je continue de partir

Et de souffrir ne pas les voir grandir.

Je désire tant qu’ils puissent enfin goûter

À un monde où ils vivraient en sécurité.

*

Vous pensez peut-être que je suis un facho

Un asocial aux paroles crues, un rustaud.

Désolé, je n’ai pas le temps d’y mettre les formes

Il faut que je survive, peu m’importe les normes.

*

Dans mon cœur et ma tête, il fait rarement beau.

Le visage ravagé, la peau sur les os,

L’inhumanité, peu à peu, laisse sa trace.

Si vous me rejetez, elle prendra toute la place.

*

Sous mes paupières sont gravées trop d’abominations.

Offrez-moi s’il vous plaît un peu de compassion,

Des sourires sur lesquels je puisse m’endormir,

Pour oublier un instant tout ce qui fait souffrir.

*

Ne détestez pas les soldats par pitié

Mais détestez la guerre et ses atrocités

Et méfiez-vous surtout de ces illusionnistes

Qui font de nous, de vous, des pantins attentistes.

*

Oui ! Je suis un guerrier,

Un guerrier de la liberté !

*

 

Dodo (17- 26/03/206)

 

 

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Seule (Ode à la montagne)

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Dans le silence blanc de la montagne

Je savoure la pleine conscience qui me gagne.

Allongée dans ce lit soyeux de taffetas

Ma tête est lourde et vide de tout tracas.

 

Les flocons virevoltant tombent sur mon corps assouvi.

Ces petits cristaux blanchissent la plaine et mon cœur.

Ils recouvrent silencieusement les turpitudes de ma vie

Et me laisse abandonnée de toutes ces néfastes rancœurs.

 

Envolés les sentiments nourris de mensonges,

Ici, toutes les mondanités s’oublient très vite,

Ne laissant place qu’aux mystérieux songes

Que l’onirique Mère Nature offre à qui médite.

 

Les yeux rivés sur l’imposante forêt vivante,

Je scrute les sapins dont la cime côtoie les cieux.

Demeurant impassibles face aux vents impétueux,

Ils ne plient pas sous le poids de la neige pesante.

 

Leur force face aux ancestraux tourments qui les assaillent

Est à ce point admirable qu’ils semblent remplis de failles.

Mais c’est ensemble qu’ils combattent le géant Aquilon.

C’est ensemble qu’ils ont grandi et qu’ils mourront.

 

Cette nature séculaire est bonne enseignante :

Elle apprend la petitesse de notre chère entité,

Elle apprend la petitesse de nos intimes regrets.

Il suffit de fermer les yeux et de l’écouter professer.

 

Fermez les yeux et écoutez…

 

Dodo